Oiseau des trois voûtes célestes

Roundel_of_Trinidad_and_Tobago_Air_Guard

Image d’Herald Dick

Au rouge firmament, j’ai volé, plein de joie ;
Au bout de peu d’instants, j’ai dû lui dire adieu,
J’ai fait la découverte, alors, d’un autre lieu
Où la mélancolie au ciel d’argent se noie.

Mais, vers le ciel de sable, en poursuivant ma voie,
En mon coeur, j’ai senti que renaissait le feu
De mes folles amours, dont il restait si peu ;
Merci à Cupidon qui cette flamme envoie.

S’il ne me touche plus de ses amoureux traits,
Il les lance toujours, qui me frôlent de près,
J’en ai donc le plaisir, sans me mettre en servage.

Telle est la condition où maintenant je suis :
Les fées, dans mon jardin, boivent l’eau de mon puits ;
Avec elles, je bois, mais mon coeur reste sage.