Astres du ciel d’or

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Image d’Herald Dick

J’ai rêvé qu’au ciel d’or sont astres qui tremblotent,
Luisant d’un éclat rouge, à demi ténébreux.
Leurs rayons sont légers, leur chemin est ombreux,
On croirait des insectes au plafond d’une grotte.

Pâles comme ils le sont, ces astres sont mes potes ;
J’aime les voir danser, un par un, deux par deux,
Ou se cacher souvent dans d’improbables creux,
Donnant à peine à voir un photon qui clignote.

Ce poème ressemble à de tels astres nus,
Il se montre discret, dans son éclat menu,
Cela peut refléter la faiblesse d’une âme

Qui s’use avec le temps, et son vieux corps aussi.
Nul regret dans ces mots, notre vie est ainsi,
Sur le tard, je peux voir en décroître la flamme.