Grande marée de Seine

Paris_ non_fluctuat

Image du blog Herald Dick Magazine

Le long du boulevard, les flots baignent les arbres,
Ça ne fait que monter depuis quarante jours ;
La Sorbonne a baigné ses durs perrons de marbre
Dans le courant liquide où flottent des corps lourds.

Les poissons, visitant la salle des banquets,
Contemplent, fort curieux, les débris des naufrages ;
Du ciel, l’inondation multiplie le reflet,
Le fleuve a découvert quelques nouvelles plages.

De nouveaux ruisselets, puis, de nouveaux étangs
Où le castor avec la grenouille s’invite ;
La grande cataracte, au lointain, je l’entends,
C’est tout près de chez moi, la Bièvre qui palpite.