Maison rouge

dagestan_obl_1878

Image du blog Herald Dick Magazine

La grande maison rouge est bien hospitalière,
Les pèlerins du monde y trouvent réconfort ;
Mais son pauvre jardin n’a que des arbres morts,
Procurant bien peu d’ombre à nos buveurs de bière.

Le prêtre y va disant des phrases coutumières
Qu’il trouve au fond d’un livre à larges tranches d’or ;
Les reflets du soleil font un sobre décor
Au logis dépouillé de sa splendeur première.

D’autres livres, dormant dans une vieille armoire,
N’ont plus tant d’occasions de livrer leur histoire ;
Je les ouvrais, jadis, et voilà, je rêvais.

Que nous ont donc laissé nos anciennes ivresses,
Nos grands éclats de voix, nos brusques allégresses ?
Tout cela s’en alla, dit l’autre, au vent mauvais.