Petits chevaliers de sable

Novossibirsk_arms_RU

Image du blog Herald Dick Magazine

Nous sortons en hiver sans craindre le grand froid,
Car, de sable vêtu, notre corps est à l’aise.
Un grand fleuve d’azur coule entre deux falaises,
Le trait de l’arc magique est rapide, il va droit.

Le fleuve nous fournit des rations de saumon,
La plaine, des lapins, ou parfois, d’autres chasses ;
Nous sommes chevaliers, maîtres du temps qui passe,
Paisible est le manoir où, la nuit, nous dormons.

En hiver, il nous plaît de voir tomber la neige,
Notre immense jardin devient un désert blanc ;
Nous y courons alors, sans projet, sans nul plan,
Sans craindre la froidure et sans craindre les pièges.