Oasis de sinople

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Image du blog Herald Dick Magazine

Le dromadaire songe auprès de la rivière,
Les ailes du palmier dansent au vent d’avril ;
Les flots, s’accompagnant d’un murmure subtil,
Vont, en s’évaporant, vers leurs heures dernières.

Vers le soir se promène un lion mélancolique,
Qui, depuis quelque temps, rarement va chassant ;
Son regard se brouillant, ses muscles se lassant,
Je le vois devenir un errant famélique.

L’eau semble raconter une histoire aux graviers,
Distrait, le dromadaire a brouté quelques herbes,
Sans jeter un regard au lion jadis superbe ;
Sur les herbages frais s’endorment les bouviers.