Bouddha qui songe

Banjul

Composition de Cochonfucius

Ce Bouddha qui, d’argent, au monde ne s’enchaîne,
Sans besoin de haïr et sans besoin d’aimer,
Contemple les vivants, par son regard charmés,
Songeant à ce qui vient, la liberté prochaine.

Il ne réside pas dans un temple embaumé,
Ni dans une forêt imposante et sereine,
Mais aux bas-fonds de sable où l’ombre est souveraine,
Aussi loin qu’il se peut des jardins parfumés.

Dansent les rouges cerfs dans la vaste prairie
Qui en cette saison est riante et fleurie ;
Nous voyons que ce sont des animaux charmants.

Vole l’oiseau d’argent dans l’atmosphère étrange,
Il est si solennel que l’on croirait un ange ;
Il dit tout son bonheur, dans un cri désarmant.