Dernier sourire d’un prophète

Bazas

Composition de Cochonfucius

— Bourreau, pour un instant, je retire mes chaînes,
Et je contemple en moi l’obscurité prochaine…
Elle a fait le bon choix, la fille au regard pur,
J’en avais bien assez d’être au coeur de ces murs.

On dit qu’elle a dansé avec une indécence
Qui toujours se mêlait d’une vive élégance ;
À cause de son voeu, je revois le soleil,
Ainsi que son reflet dans ce plat de vermeil…

Disciples, quel bonheur, si vous me récitiez
Les mots de mon cousin, le fils du charpentier…
Bourreau, n’écoute pas, je ne suis plus prophète,
Tu vas trancher le chef d’un insouciant poète.

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