Troll-bélier

21-6-15-a

Composition de Cochonfucius

Ce troll, par mauvais temps, ne craint jamais la foudre ;
Aussi sombres que soient les nuages des cieux,
Il suit l’étroit chemin, à la grâce de Dieu,
Où le choc des éclairs met une odeur de poudre.

Il sent, dans l’air du temps, son âme se dissoudre,
Il sent une douceur dans son corps déjà vieux,
Et que, sous le dolmen, sa voix résonne mieux,
Qu’avec l’été naissant, ses peurs vont se résoudre.

Car les dolmens des trolls sont parfois vraiment beaux,
Comme peut l’être, aussi, un émouvant tombeau,
Pierre de compassion, monument de mémoire.

Alors, le troll s’endort, sous le grand firmament,
Tout au long de la nuit, rêvant, paisiblement,
À des jours ignorant la rançon de la gloire.