Le troll des cerises

Cannectancourt

Composition de Cochonfucius

Près de l’arbre, il n’a pas, ce troll, les bras croisés ;
Une odeur de fruits mûrs lui parvint, par la brise,
Il a suivi l’appel de la senteur exquise
Au long des frais sentiers par l’aurore irisés.

Invisible, il se tient dans ce secteur boisé ;
Or, nous le chanterons, c’est le troll des cerises,
De leur chair délicate il se gave ; il se grise
D’un jus plus enivrant qu’un petit vin rosé.

Les trolls vont-ils dormir, à la fin, sous un marbre ?
Sûr qu’on mettra le sien pas trop loin de son arbre :
Ce raisonnable voeu, qui le peut rejeter ?

Le cerisier sourit au petit troll sauvage
Auquel il doit, bien sûr, pardonner ses ravages,
Un troll a de si beaux récits à raconter !