De pourpre et d’argent

pour-az-pour

Composition de Cochonfucius

L’étrange ciel de pourpre est souvent éclairé
Par la feuille d’argent d’un arbre redoutable ;
La nuit comme le jour, elle plane, indomptable,
Poursuivant à jamais son vol désespéré.

Le vaste ciel d’argent, joliment décoré
Par son unique fleur, d’un azur incroyable,
Abrite un écureuil, un rouge petit diable,
Qui les fruits automnaux se plaît à dévorer.

Or, parcourir ces cieux, c’est la rude entreprise
Que des explorateurs ont, à maintes reprises,
Tenté, sans grand succès, d’accomplir hardiment.

Car, malgré leurs efforts, et le mal qu’ils se donnent,
Ces lieux sont trop lointains ; alors, ils abandonnent
Leur quête d’idéal, qui n’offrait que tourment.