Moine-cerf

13-6-15-b

Composition de Cochonfucius

J’écoute ce prêcheur au prodigieux visage,
De tout ce qu’il exprime, on ferait un roman
De trois cents, de cinq cents, même de mille pages ;
Il foisonne de mots, je ne sais pas comment.

Sa ramure imposante indique son grand âge ;
Depuis toujours, j’ai vu ce moine triomphant
Venir nous abreuver de sa parole sage,
Instruisant à la fois le vieillard et l’enfant.

Or, tous les villageois en oublient leur misère,
Ils comprennent enfin qu’il ne faut pas s’en faire,
Ni se décourager pour un oui, pour un non.

Si ce barde écrivait, nous aimerions le lire,
Conserver dans nos murs l’empreinte de sa lyre,
Les mots mirobolants qui firent son renom.