Taureau d’argent

7-6-15-b

Composition de Cochonfucius

Le grand taureau d’argent danse dans le ciel rouge,
On jurerait pourtant que jamais il ne bouge ;
Il combattra demain, selon son bon plaisir,
Mais il n’est point prouvé qu’il en ait le désir.

Combien plus il voudrait composer des poèmes
Capables d’émouvoir la génisse qu’il aime ;
Dans l’arène, il n’a pas pu trouver de papier,
Ni de scribe attentif pour entendre et copier.

Taureau, ne t’en fais pas, puisque Robert te chante ;
Sa plume n’est jamais pesante, ni méchante,
Il décrira ta vie comme il faut, lentement,
Non pour le Panthéon, mais pour le firmament.