Sanglier de sable

7-6-15-a

Composition de Cochonfucius

Reste, beau sanglier, près de mon chevalet ;
Cesse un peu d’arpenter la campagne fleurie,
Cesse un peu de grogner comme un homme en furie ;
Je veux te dessiner, sanglier, s’il te plaît.

Car tu es un cochon, un vrai porc, au complet ;
La forêt francilienne est ta noble patrie,
Où, selon ton bon goût, qui jamais ne varie,
Tu as su dévorer tout ce que tu voulais.

De ton malin regard, un chacun s’extasie,
Et ton joli profil crée de la jalousie ;
Au milieu de la nuit te chante un rossignol.

On doit te célébrer, cochon de fantaisie,
C’est le premier devoir de notre poésie,
Un aimable devoir, comme aurait dit Pagnol.

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