Lyre d’argent

6-6-15-a

Composition de Cochonfucius

Une lyre sonnait dans la mer sans îlots ;
C’était plaisir d’entendre une harmonie éclore,
Comme la nuit profonde accouche d’une aurore
Ou qu’Aphrodite, un jour, semble naître des flots.

Le dragon du ciel d’or en oublie ses complots,
Sûr que la mélodie va le bercer encore,
Ému par les accents de l’instrument sonore
Qui passe en un instant du sourire au sanglot.

De gueules, c’est le ciel qui, plein de joie, enfante
Un vaste soleil d’or aux clartés triomphantes,
Baignant dans la chanson que répète le vent.

Et ce poème unit la lyre à voix humaine
Avec le dragon vert qu’abandonne la haine,
Et le ciel rouge et jaune, et le soleil levant.