Quatre figures

30-5-15-a (2)

Composition de Cochonfucius

La licorne parcourt les plaines désolées ;
Le printemps est trop beau pour se mettre à bosser,
Aux auberges des dieux, les buffets sont dressés :
Je sens la bonne odeur des pommes rissolées.

Le bouddha du ciel d’or a pris son envolée,
Vers notre humble village il ne va s’abaisser
Avant que le tumulte, au marché, n’ait cessé ;
Je vois sa face au loin, de gloire auréolée.

Je vois le blanc centaure, un habile tireur,
Qui met tout son honneur à servir l’Empereur ;
Gardez-vous, mes amis, de sa flèche fatale.

Mais c’est au sorcier-coq d’être mieux admiré :
De ces quatre totems, le mieux considéré,
Étale au ciel d’argent sa chair monumentale.