Deux bouviers

Composition de Cochonfucius

Les gardiens des taureaux, ce sont deux joyeux drilles ;
Du bel oiseau de sable, ils ont cette santé
Qui permet d’arborer, sans façon, des guenilles
Au milieu du terrain de sinople enchanté.

Leurs bestiaux, c’est leur vie, c’est un peu leur famille ;
Par les autres métiers, point ne seront tentés,
Ils ne rejoindront pas le peuple qui fourmillle
Matin, midi et soir, aux lieux trop fréquentés.

Animaux et gardiens, dont j’ai fait le portrait,
Par les beaux soirs d’été rivalisent d’attraits,
Créant une atmosphère à nulle autre seconde :

Car le taureau volant, ce prince de noirceur,
Est bien capable aussi de charmantes douceurs,
Et ses mots amusants font s’esclaffer le monde.