Taureau de sable

Saint-Georges-les-Baillargeaux

Composition de Cochonfucius

Du grand taureau volant l’errance continue
Le conduit au-dessus des déserts éternels ;
Il survole ce monde, effroyable et réel,
Puis entre dans la ville, au long d’une avenue.

Une foule joyeuse, aux faubourgs parvenue,
Applaudit ce guerrier qui traverse le ciel ;
Il salue à son tour, héros surnaturel,
Admirant la vestale et ses épaules nues.

C’est un noble animal, ce n’est pas un blaireau,
C’est un oiseau magique à tête de taureau :
Béni soit à jamais le sol où il se pose.

— Taureau, de ton pays par le soleil brûlé,
Dis-nous pourquoi, ce jour, ton corps s’est envolé ?
— J’avais la nostalgie des lilas et des roses.