Duo de monstres

Landevendon

Composition de Cochonfucius

C’est un monstre d’argent qui vadrouille en tous lieux,
Gigantesque est sa tête, et très fin, son derrière.
Il voudrait rencontrer une noble guerrière,
Car, s’il y parvenait, il croit qu’il vivrait mieux.

C’est un monstre de sable, errant dessous les cieux,
Que l’on peut voir souvent marcher dans la lumière
Du printemps, fredonnant les chansons coutumières
Qui viennent de son coeur, qu’il offre à de beaux yeux.

Les voici tous les deux, à leur grande surprise,
À confronter soudain leurs quêtes incomprises :
Chacun contemple l’autre, avec un air rêveur.

— Que fais-tu devant moi, monstre au pelage sombre ?
— J’ai bien soif. Connais-tu une terrasse à l’ombre ?
— Viens par là. Nous verrons si tu es fin buveur.