D’or au dragon d’azur

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Composition de Cochonfucius

Le dragon d’azur chante, et, pensif, je l’écoute ;
On dirait qu’il récite un sonnet délirant
Devant trois tours de sable où règne, indifférent,
Un trio de seigneurs qui cultive le doute.

Les trois soleils d’azur éclairent le torrent
Qui circule, invisible, et que longe la route ;
Une vague, parfois, projette quelques gouttes,
Une truite d’argent frémit dans le courant.

Le dragon d’azur vole en sa ligne brisée,
Son énergie, dit-on, n’est jamais épuisée,
Sur la terre, jamais il ne pose les pieds.

Le dragon d’azur chante, et je l’écoute encore ;
Comme moi, c’est un barde à la lyre sonore,
Sans que je le connaisse, il a mon amitié.