D’argent, d’azur et d’or

Berneuil

Composition de Cochonfucius

Dans le vrai ciel d’argent brille la neige fraîche,
De réchauffer les gens le soleil se dépêche ;
Le roi des animaux sort de son antre, et dit
Que ce climat vaut bien celui du paradis.

Dans le pays d’azur, le renard d’or s’attarde
En dévorant des yeux la lune qu’il regarde ;
La lune devient pâle et disparaît soudain,
Cessant d’illuminer les modestes jardins.

Dans l’inframonde d’or, monstres et dieux se pressent ;
Le soleil le traverse en sa nuit de paresse,
Écoutant du Bouddha les mots miraculeux
Et du monstre de sable, un récit graveleux.