Renard-paon

Collongues

Composition de Cochonfucius

Le renard-paon s’en vient dans la plaine arborée
Où son cri fracassant est de tous entendu ;
Plus d’un passant lui jette un regard éperdu
Sous la lune en croissant, de sable colorée.

Un peu de nourriture aisément picorée,
Suffit pour contenter cet animal dodu ;
Puis il marche à nouveau, tranquille et détendu ;
Jamais, par lui, ne sont les poules dévorées.

Si le temps est mauvais, s’il a les pieds mouillés,
Il se pose à l’abri, près des outils rouillés,
Dans le vieux cabanon dont s’effritent les pierres ;

Mais si l’air est serein (c’est ce qu’il aime bien)
Au sommet d’un long mur le bel oiseau se tient,
Et compose, en sa langue, un hymne à la lumière.