Fruit d’impermanence

19-4-15-b

Composition de Cochonfucius

La vigne nous fournit le fruit d’impermanence ;
Le roi des animaux en oublie ses douleurs,
Cessant de voir, aux cieux, l’étoile du malheur,
Ou, dans l’eau, les poissons de la désespérance.

Or, je rêve parfois que l’univers immense
N’est qu’un vaste verger aux admirables fleurs,
Une vigne géante aux joyeuses couleurs,
Un champ, comme on en voit dans notre Île-de-France.

Si nous nous promenions, dans ce jardin, l’été ?
La plus humble des fleurs nous serait déité,
Sous sa forme élégante, autant qu’impermanente ;

L’esprit dictant ces mots, lui-même impermanent,
Aime rêver ainsi, et franchir en planant
Les cieux qu’orne, de nuit, la lune déclinante.