Apostolat barbare

Eguisheim

Composition de Cochonfucius

Le visage du Maître, un masque nous le cache :
Il prend les traits d’un dieu pour prêcher aux passants
La vie et le vouloir de l’être tout-puissant,
Brandissant les deux clés que rarement il lâche.

Ici la truite vole, ainsi qu’une bernache ;
L’ermite des lointains dit des mots frémissants,
Le serpent du sous-sol, d’un regard menaçant,
M’interdit d’approcher de l’arbre où il s’attache.

L’apôtre, cependant, qui poursuit son chemin,
Semble nous annoncer le bonheur, clés en main ;
Ça donnerait envie de chanter un cantique.

Est-ce donc une terre où l’on peut être heureux ?
As-tu, poisson volant, des filets savoureux ?
(Croyez-vous qu’il répond ? C’est un être mutique).