De vair au bouddha de gueules

ineffable

Composition de Cochonfucius

— La voie est ineffable, et tu dois le savoir.
Elle n’est pas construite au gré de la pensée
Qui par sa propre danse est souvent dépassée ;
Elle dit sans parole, et va sans se mouvoir.

— La leçon que j’entends n’est certes pas récente.
J’avance sur la voie, non d’esprit, mais de corps ;
Mes gestes sont des traits, mes mots sont des accords,
Ainsi court un chamois sur l’invisible sente.

— Disciple, tu tiens là le discours de l’ivresse :
Mon livre le permet, tout au moins, par instants.
Maintenant, fais ton oeuvre, et sois assez constant
Pour que ta fantaisie se transforme en sagesse.