Planète de gueules

pensive

Composition de Cochonfucius

Au ciel de gueules sont des vivants qui s’empressent
De courser des reflets de la même couleur ;
Un petit soleil d’or brille par sa pâleur
Et la sirène hésite à se faire des tresses.

Le cerf hume les airs, en quête de maîtresses
Ou de nobles rivaux, pour en être vainqueur ;
De triples tourbillons semblent porter malheur,
Mais je n’y crois pas trop, voyant leur maladresse.

De gueules, l’horizon de la mer sans nul port ;
Est-ce en rêve qu’on voit ce bizarre décor ?
Car jamais l’astre clair, au long du jour, ne change.

Or, dans l’étrange lieu, méditant et songeant,
Je fus interrompu par un éclair d’argent :
Apparut une mouette, on pourrait dire : un ange.