L’apôtre voit un inframonde

grands-jours

Composition de Cochonfucius

Bon prêcheur, tu nous dis que ce monde est misère ;
Tu le crois inférieur, et tu le trouves bas.
Tu crois que ceux du ciel échappent au trépas,
Qu’ils volent doucement dans la brise légère ;

Qu’ici, c’est l’inframonde, où les hommes révèrent
Quelques démons impurs qui sentent le tabac
Et qui, pour la vertu, n’engagent nul combat,
Des ennemis du ciel, des âmes de vipère.

Apôtre, ton sermon survient mal à propos :
Si l’on prend bien ce monde, il est de tout repos,
Même si, quelquefois, l’agite une tourmente.

Les arbres sont en fleurs, il faut s’y arrêter !
Avril vient nous sourire, il faut donc le chanter
Avec l’heureux soutien d’une muse charmante.