Quelques pantins

quelques-pantins

Composition de Cochonfucius

Que disais-tu vraiment, toi que j’ai vu en songe,
Père du vif tourment, petit pantin d’azur ?
Mais le pantin de sable avait un ton plus dur,
Comme celui qu’on prend pour lancer des mensonges.

De gueules, pantin fou dont le discours s’allonge,
Tu dis des mots brutaux qui font trembler nos murs,
Puis ils sont prolongés par un récit obscur
Où, pantin de sinople, un narrateur nous plonge.

Mannequins, je ne sais quel démon vous conduit
Ainsi jusque chez moi pour envahir ma nuit ;
Sinistres sont vos voix emplissant les ténèbres.

Mais, si je sors du lit, je crains de constater
Que, dans l’univers diurne, on entend éclater
D’autres sons de terreur, encore plus funèbres.