Paul Valéry

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Mon maître, tu n’es point naïf :
Ton coeur fut instruit aux portiques
Où marchaient les sages antiques,
Dans l’ombre des pins et des ifs.

Mon maître, ton esprit furtif
Produit des sons aromatiques ;
Même dans ton oeuvre érotique,
On décèle un accent pensif.

Tous les mystères qui te hantent
Font que subtilement tu chantes
Le fort, l’amer et le sucré ;

Cher Paul, dans ton grand coeur farouche
Ont mûri quelques mots sacrés
Que nous transmet ta noble bouche !

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