Village sans prétention

a-sdef
J’aime les vieux trottoirs, les rues mélancoliques,
Les murs dont la grisaille accentue la pâleur,
Le chemin de halage à présent sans haleurs,
Le musée où s’entasse un monceau de reliques.

J’aime, lorsque l’été m’accable de chaleur,
Aller me rafraîchir dans notre basilique ;
J’aime aussi découvrir des recoins bucoliques
Où l’on entend grogner des retraités râleurs.

Lecteur, c’est mon village ; à tous je le préfère
Car il a conservé sa charmante atmosphère,
Qui jamais ne fait voir rien de dur, ni d’amer.

D’autres préféreront les hameaux qui s’étirent
Au long d’une vallée ou d’une vaste mer ;
Mais moi, c’est ce morceau de plaine qui m’attire.