Voie sur berge

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Toile d’Alfred Sisley

En cette fin d’été, la nature est charmante
Et d’y errer sans fin le rhapsode est tenté ;
Si tu n’existais pas, il faudrait t’inventer,
Grande friche déserte où mille insectes chantent.

Parti tôt le matin de la ville dormante,
Le vieux barde a suivi les sentiers enchantés,
Chemins qu’il est souvent seul à vouloir hanter
Vers le lever du jour, de sa démarche lente.

L’hirondelle tardive y plane maintes fois,
Et la salutation de sa petite voix
Rappelle le penseur à la douceur du monde.

Vous verriez tout cela, si marcher vous vouliez
Du port de Saint-Denis jusqu’en Aubervilliers,
Rêvant près du canal, dans les reflets de l’onde.