Sombre jardin

vent

Composition de Cochonfucius

Approchez, mes enfants, le barde va vous dire
Un conte qui provient de son étrange humeur.
C’est le dit du jardin. Il est sombre, endormeur,
Comme un gouffre où le vent se lamente et soupire.

La chauve-souris vient quand le jour se retire ;
À l’heure où les vergers baignent dans la douceur,
Les buissons de ce parc se tordent de douleur,
Tout comme au souvenir d’un atroce martyre.

J’y vois pourtant des fleurs, et cela n’est pas rien !
Découvrir en ce lieu quelque chose de bien,
Voilà de quoi bercer et consoler mon âme.

Il est vrai que ces fleurs ont pour suc un poison
Qui emballe le coeur et détruit la raison ;
Le soir, en cet enclos, plus d’un oiseau se pâme.

Advertisements