Robert l’homme-grenouille

huit-douziemes

Robert devient atlante aussitôt qu’il s’endort :
Il franchit la surface où le ciel se reflète,
Puis un passage étroit, tunnel ou corridor,
Qui sous l’Océan mène à sa base secrète.

Il n’a point rangé là d’armes ou de trésor ;
Il n’y médite point sur des formes abstraites,
C’est juste un endroit sombre où se posent son corps
Et son âme pour jouir d’une calme retraite.

Qui vient l’y retrouver ? La sirène ? La fée ?
Madeleine portant le Vin qui resplendit ?
Le groupe turbulent des enfants de Morphée ?

Peut-être cette aimable et nostalgique rose,
Qui, bravant du cosmos les sombres interdits,
Sur un astéroïde autrefois fut éclose.