Hommage admiratif

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Fréchette, tu remplis un énorme volume ;
Certes, nous t’y suivons, mais nos pas sont tremblants,
Nos yeux sont éblouis par cent mille astres blancs
Et nos sens égarés par de grands bancs de brume.

Voici le guerrier rouge : il ne couvre ses flancs
Que d’un peu de peinture ou d’un soupçon d’écume.
Voici, sous le wigwam, le calumet qui fume ;
Et voici le chamane et son discours ronflant.

Tu poursuis ton propos, ample sans être vague,
Nous poussant vers l”avant comme fait une vague ;
Le sens de tes sonnets converge en tournoyant.

Bien des fois nous voudrons regagner ton rivage
Afin d’y retrouver tes poèmes sauvages,
Sortis superbement de ton coeur chatoyant.