Tombe de Rosemonde

Rosemonde

À Passy, sur ta tombe, un médaillon de pierre
Par Auguste Maillard, un vrai maître sculpteur.
Les oiseaux que l’on voit dans ce beau cimetière
Sont de gais compagnons, et d’aimables chanteurs.

Rosemonde, tes mots sont chargés de lumière ;
Tu nous apprends des fleurs la subtile senteur
Et la magie qui danse en un grain de poussière,
Ou dans l’ombre du soir qui vient avec lenteur.

Tes images, toujours, sont de l’aimable sorte
Que tout au long du jour avec soi l’on emporte ;
Et cela rend plus beaux les abords des chemins.

Je ne t’apporte point de branches ni de feuilles,
Ni de tous ces trésors qu’en forêt l’on recueille,
Mais ce sonnet que trace une rêveuse main.