Nuit des Montagnes de l’Est

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L’âme des mandarins devenus vers luisants
Ne souffre point, la nuit, de la bise acérée ;
Ils disent simplement « La sylve est aérée,
Nous n’y rencontrerons guère de paysans»,

Heureux d’avoir quitté leurs costumes pesants,
Ils progressent parmi les friches éthérées,
Heureux d’abandonner leurs lectures sacrées,
N’étant plus accablés de la charge des ans.

Car, chez les vers luisants, nul n’est pauvre, ni riche ;
Sur ses contributions, aucun d’entre eux ne triche,
Ni de malversations n’éprouve le remords.

Marchant avec lenteur, ils éclairent la glèbe,
Ne craignant qu’une chose : et si, après leur mort,
Ils allaient s’incarner en humains de la plèbe ?