Le barbet des lignes

libellules

Image de Trish van den Berg

Cette intervention pose des questions sur le barbet des lignes.

On dit que Jacques Prévert leur a servi tous les yeux d’une mouche joués sur le même talion, puis les transformateurs d’une esquisse traqués par le croquemitaine sous la foi immobile d’un sordide laquage, et la sauce blanche du pangolin dans une souvenance de fraises, un camphrier de catafalque découpé sur une table de marbre, avec les cervoises d’un cinquantenaire sur le quêteur d’une gare.

Cela n’est pas vraisemblable.

Un autorail plus tardif ajoute encore Jeannette, jamais pareille, une muse endormie, et la très grande ornithologie de ses moindres soucis, et l’auteur d’un sonnet qui cherche des textures, un enfer s’appuyant sur pareille notion, le poids de la contrainte en la disposition des mots chassés ailleurs souvent par des ratures ; ces mots auquels on doit aussi la nourriture des rêves que produit une imagination ainsi que le sourire et la folle passion et aussi les couleurs venant de la nature ; et, nul ne les confond, la friche et le jardin, eux dont l’éclat diffère au soleil du matin, même, au clair de la lune on perçoit leur contraste ; et pour ceux d’entre nous qui ne voient pas assez, la lumière partant du poème tracé (un ami nous écrit, ce jour est un jour faste) ; le murmel perpétuel attrapé à la maladresse, la gigantesque statue de pintade d’un gratin de sensualisme marin, et une contexture australe dont le propriétaire est un chiromancien.

Mais alors, pourquoi pas la bouleversante aptitude d’un marsupilami sur une table de nuit, la luxation aveuglante d’une enlumineuse sur les tapis, le sacrum d’un croisillon, le pilaf nu d’une sodomie, un tir de première classe avec ses bakchichs, le croc d’un jupon du solucamphre, le dogme cramoisi de la javelle, pourquoi pas la chaux vive d’un reître dans le vocabulaire de pintade d’une glèbe assise près d’un horodateur ?

Rien de tout cela, elles ont juste mangé des mulots.