Fragilité

Impermanence

Toile de Zao Wou Ki

Ah, faut-il regretter de n’avoir qu’une vie ?
Avec l’âge avancé se fane toute envie.
L’anéantissement, qui pour chacun est sûr,
Me fait trouver plus beau chaque matin d’azur.

De ma fragilité ma rime se colore,
Comme un bûcher jetant l’éclat d’un dernier feu ;
Et, par-dessous ce feu, la braise couve encore
Dont un plus rouge éclat est sur le point d’éclore,
Lorsque viendra le jour d’écrire un mot d’adieu.