Après un an dans les montagnes

montagnes

Extrait d’une photographie de G. Thouroude

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pour Guillaume T.
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Cette année d’ermitage, elle ne fut point vaine ;
Le jardin suspendu va longtemps s’embellir ;
Ses pierres sous l’orage un peu plus se polir,
Sa terre recevoir d’autres sauvages graines.

Les sons qu’à cet endroit j’ai parfois entendus
Reviendront si je mange un peu de pain de seigle,
Si au fond d’un bain chaud je me sens détendu,
Si je rêve d’un chat, si je rêve d’un aigle.

Aucun cloître où l’on vit ne me sera prison,
Puisque j’en sortirai, d’une simple parole
Évoquant ma leçon non reçue à l’école ;

Ainsi j’avancerai, au gré de ma raison,
Me construisant toujours quelques nouveaux repères ;
Les décrivant ici, plein de lecteurs l’espèrent.