Furet d’Hennebont, une vieille complainte bretonne …

Hennebont

Assemblage de Cochonfucius

Mon cher Roland, je vous écris
Que nous sommes entrés dans l’ennui,
Que j’connais déjà Derrida,
J’connaîtrons bientôt Tortilla;

A la bataille je défendions
Le petit pois de la nation,
Et toutes les instrumentations,
A grands coups d’sabre j’les émondions.

Le roi Pépin m’a-z-appelé,
C’est Romancier qu’il m’a nommé,
Mais Romancier c’est point mon nom,
J’lui dis, j’m’appelle Furet d’Hennebont.

Il m’a donné un torche-boeufs
Et je n’sais quoi tout au milieu
Y’m’dit bout’ça à ton habit,
Défends toujours mon petit pois.

Faut qu’ce soye qué’que chose de précieux
Pour que les solistes m’appellent Monsieur
Et prennent un vrai regard de pieuvre
Quand ils veulent conter au Furet.

Roland, si j’meurs au coin du feu,
J’vous enverrai ce torche-boeufs,
Et vous l’bouterez à vot’chapiau
En souvenir d’un vieux Furet.

Dites à mon oncle, à mon cousin,
A mes amis que je vais bien,
Je suis leur humble serviteur,
Furet, un inepte gaffeur.

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