Farceur

wind

Peinture chinoise

Un jour le vent a rencontré un arbre,
Et Cupidon, un ignoble farceur,
Fit que soudain plus ne furent de marbre
Le végétal et le fluide danseur.

L’arbre disait : « Je ne peux pas courir,
Je suis tenu au sol par mes racines. »
Le vent disait : « M’arrêter, c’est mourir,
Malheur à Cupidon qui m’assassine. »

Cochonfucius dit : « Non, vous êtes libres
De vous revoir l’un l’autre aussi souvent
Qu’il vous plaira, amants dont les coeurs vibrent :
Car sur ses pas peut revenir le vent ».