Aimer sans pouvoir être proche

Edvard_Munch_-_Self-Portrait_with_a_Bottle_of_Wine_-_Google_Art_Project

Autoportrait de Munch

Aimer sans pouvoir être proche,
C’est douleur, je le reconnais,
Bien triste est le refrain des cloches
Qui m’ont inspiré ce sonnet.

Errant ainsi, tel un fantoche,
Tous les airs que je fredonnais
Tournaient à deuil et à reproche
Et tous les torts je me donnais.

Mais reviennent les jours normaux,
Je dis adieu aux sombres mots,
Mon lugubre refrain s’arrête.

Après le printemps vient l’été :
S’il est toujours temps de chanter,
Que ce soit sur un air de fête.