Pont Victor Hugo

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Extrait de Tir Nan Og de Fursy Teyssier

Victor Hugo se tient auprès d’une falaise.
L’espace devant lui est purement obscur.
Au bord du précipice, il marche d’un pied sûr,
Bien qu’au fond de son coeur, il éprouve un malaise.

Il songe à ces démons des routes irlandaises
Qui parlent à minuit dans un dialecte impur ;
Il songe à Prométhée, assis sur le sol dur,
Dont l’oeil reflète encore une lueur de braise.

Il sait que l’autre bord est un charmant rivage ;
Il ne sait pas comment obtenir le passage,
Si l’oraison vraiment peut édifier un pont.

Il interroge alors la sorcière normande,
L’abreuvant de calva dont la vieille est gourmande ;
Mais il ne capte rien de ce qu’elle répond.

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