Louis Ménard voit une lyre

Lyre

Toile de Giorgio de Chirico

Jadis, dans mon grenier, j’ai trouvé une lyre
Capable d’émouvoir et de faire sourire
Tous ceux qui entendront ses accents caressants ;
C’est par cet instrument que mon âme respire.

Cette lyre n’est pas un monstre rugissant,
Ni l’orgue qu’on écoute en brûlant de l’encens ;
Simplement elle chante, elle amuse, elle attire,
Sans jamais se servir de charmes trop puissants.

C’est pour accompagner mes paroles sans suite :
Tantôt l’évocation d’un village charmant,
Tantôt un souvenir dont je ne sais s’il ment,

Une histoire qu’en prose autrefois j’avais dite,
À l’heure où la maison paisiblement s’endort,
Où plus léger se fait de la lyre l’accord.

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