Arthur (toujours)

rimbaud (1)

Photographie de Etienne Carjat

Ta chanson dont jadis un jardin murmura
Sans voir surgir, pourtant, soupçon ni discussion…
A partir d’antan, donc, vivons la vibration
D’un son toujours plus pur qui nous affranchira.

Troubadour qu’un trois-mâts vagabond consacra,
Toi dont plus d’un quatrain a nos admirations,
Tu bâtis un palais, lui donnant fondation,
Sans, d’un si grand travail, trop affaiblir ton bras.

Tu n’y dormiras plus, l’humus a pris ton corps,
La glorification fut à toi dans la mort ;
On imprima partout ton album manuscrit.

Qui pourra nous offrir un cristal aussi pur,
Qui dira l’ouragan à la façon d’Arthur,
Dans un cosmos banal, qui mugira son cri ?