Le déterminisme

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Photographie de Doisneau

Pour qui n’a plus de voix, puisse rester le rire,
Qui même aux jours obscurs se montre salvateur.
Le fils du charpentier, en proie au tentateur,
Usa de son humour pour échapper au pire.

J’aime trop Cupidon pour vouloir le maudire,
Il fit parfois de moi presque un bon orateur ;
Devenir son esclave, ou son adorateur ?
Il ne m’est pas permis d’être sous son empire.

Mon esprit est tenu par ses engagements,
Comme un astre accomplit sa course au firmament
Sans jamais se donner l’illusion d’être libre.

Ma vie, au quotidien, suit son tranquille cours,
Un peu de poésie convient à mes discours,
Mais sans aller jusqu’à troubler mon équilibre

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