Encore Meredith

Divine comédie

Toile de Dali

Flattant ma vanité, un trop brûlant désir
S’est adressé à moi. Amie, je me contente
De jouer avec toi, puisqu’un tel jeu nous tente ;
D’aller sur cette voie nous fait tous deux frémir.

Si sur ta poésie j’ai voulu renchérir,
Ta réponse à ma voix est trois fois plus charmante.
Ce qui était secret devient chose flagrante,
Je ne permettrai pas qu’on vienne l’appauvrir.

Puisque mon sort dépend de ce que je te dois,
Sérieuse est ma prière, et je dis : pense à moi,
Règne sur ton poète, amie de mes pensées.

S’il existe un soleil n’éclairant qu’une fleur,
S’il existe un soleil qui sent battre son coeur,
Fais de moi un soleil allant sur sa lancée.

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