Ce qui nous fit vibrer

munch_separationii

Toile d’Edvard Munch

Ce qui nous fit vibrer ce fut vivre hors la loi
Plutôt dans une loi qui n’était que la nôtre
Indifférente aux voix des unes et des autres
Déjà nous récitions nos articles de foi

Et ce passé dès lors nous file entre les doigts
De cette transgression ne serons plus apôtres
Vous tous qui nous lirez cette histoire est la vôtre
Si vos coeurs ont erré follement quelquefois

La sauvage passion n’est pas pour un Cochon-
fucius qui a les doigts rivés à sa galère
Ses pauvres libertés de longtemps s’en allèrent

Tu diras ce sonnet n’est pas trop folichon
Je n’avais qu’un ciel gris ce jour devant mes yeux
Et je ne prétends point aller vers d’autres cieux