Croire ou ne pas croire

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Dessin de Escher

Au métier de poète, il s’attache une crainte :
C’est (je l’entends souvent) que la vie soit ailleurs.
Mais ceux qui de la sorte ont cru me faire peur
N’ont sur nul de mes vers laissé la moindre empreinte.

Le jour où de rimer sera ma force éteinte,
Je laisserai faucher la faux du moissonneur.
Chaque jour a besoin d’un geste créateur,
Pour avoir quelque chose à fêter d’une pinte.

Qu’importe que le thème à chaque fois varie,
C’est dans ces autres vers la même âme qui prie,
Peu importe avec qui, peu importe en quel lieu.

Et c’est pourquoi je vis heureux dans la nature
Que le langage soit donné aux créatures,
Celles qui ont la foi, celles qui sont sans Dieu.

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